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Comment faire pour qu’il (qu’elle) m’entende ? et si je commençais par l’écouter…

Difficulté à écouter

Pour le compte, voici une question entendue aussi bien dans les entretiens individuels de thérapie que dans les thérapies de couple ou familiales et dans les médiations, qu’elles soient sociales, familiales ou commerciales… C’est à croire que la chose la plus compliquée à obtenir aujourd’hui, c’est d’être entendu par l’autre, quand on a quelque chose à lui dire.

N’est-il pas paradoxal, à l’heure où nous passons de plus en plus de temps à écrire des emails, envoyer des SMS, twitter, mettre à jour nos status FB et LinkedIn, chatter, etc… de réaliser que notre plus grande frustration est souvent de ne pas être entendu par ceux à qui nous voulons le plus parler.

Il semblerait même que plus nous connaissons notre interlocuteur, plus nous aurions à nous plaindre de sa faible capacité d’écoute. Il est vrai que lorsque quelqu’un que nous connaissons bien commence à nous parler, nous pouvons généralement finir ses phrases alors que notre interlocuteur (-trice) n’en a encore dit que les trois premiers mots. Au fait, ne serait-ce pas là un indice ? Parce que au fond, si nous connaissons à l’avance ce que l’autre va nous dire, il ne sert vraiment à rien de l’écouter, c’est une perte de temps ! Oui mais, si par hasard il voulait  nous dire quelque chose de nouveau, comment le saurions nous ?

C’est bien là la question de l’écoute: dans un monde envahi par la parole, distinguer celle qui est intéressante au milieu de brouhaha des propos sans intérêt est un exercice de style. C’est Gregory Bateson qui disait que « l’information est une différence qui fait la différence« . Si nous voulons être entendu par l’autre, nous devons nous assurer de « créer une différence », c’est à dire de lui donner rapidement une information qui va l’inciter à nous écouter. Et pour cela, il faut d’abord savoir ce que lui (ou elle) est prêt(e) à écouter.

Je voudrais vous proposer un exercice à appliquer la prochaine fois que vous avez une conversation avec un « sourd congénital », un de ces personnages qui vous démontre en permanence qu’il n’écoute rien de ce que vous lui dites. L’exercice est simple et peut devenir amusant. La première chose à faire est d’écouter scrupuleusement une affirmation de votre partenaire, et de prendre quelques secondes pour la reformuler dans des termes très légèrement différents. Elle vous dit « Il n’est pas question d’aller au cinéma ce soir! » et vous lui répondez « Si je te comprends bien, tu n’as pas envie d’aller au cinéma ce soir ? ». Il est possible que votre reformulation soit « parfaite », ce qui vous vaudra sans doute une approbation, vous pourrez alors avancer dans vos questions et vous dirigez doucement vers le sujet qui vous intéresse. Si vous avez effectué une reformulation erronée, vous vous entendrez dire « Ce n’est pas ça que j’ai dit. Je ne parle pas d’envie. Tu sais que le cinéma m’ennuie ! », ce qui vous ouvre la porte à un nouvel axe de discussion… L’important dans cet exercice, c’est de d’abord montrer à l’autre que vous l’écoutez, que vous essayez de l’entendre. Et seulement à partir de là, de faire évoluer la conversation vers un thème qui vous préoccupe.

Souvent, lorsque l’on constate que l’on obtient pas de l’autre le comportement attendu, la meilleure chose à faire est de modifier fondamentalement notre manière de chercher à obtenir ce que nous voulons. Pas de renforcer une méthode qui ne fonctionne pas. Il n’est pas toujours facile de trouver ce qui ne va pas dans notre comportement, c’est pourquoi l’aide d’un intervenant extérieur peut être utile.

Chez interactes, nous pouvons vous orienter vers des solutions à vos problèmes relationnels, c’est au coeur de nos compétences professionnelles. Nous le faisons tant dans le domaine privé que dans les familles et les organisations ou les entreprises.

A propos de l'auteur

dfoucart

Psychothérapeute, Formateur, Médiateur agréé, Dominique Foucart a plus de vingt années d'expériences en gestion de conflits complexes, au sein des entreprises, des organisations, des associations et des familles. Formé aux thérapies systémiques stratégiques brèves et en hypnose éricksonienne, il aide ses clients en cabinet privé ou dans les organisations, associations ou entreprises.

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