L’hypnose selon Erickson

Milton Ericksonn s’est éteint le 27 mars 1980 à Phoenix, Arizona. C’était un psychothérapeute de renommée internationale, mais aussi un enseignant, un artiste , un conteur. Comme l’écrit Alain Cayrol dans la préface du livre de Jay Haley « Un thérapeute hors du commun » :

Pendant près d’un demi-siècle, Erickson a joué un rôle prépondérant dans le domaine du renouvellement de l’hypnose à laquelle il a donné ses lettres de noblesse aux Etats-Unis. Il est aussi considéré comme un des fondateurs du courant de la thérapie brève.

L’hypnose est souvent perçue comme un rituel sulfureux au cours duquel un mage un peu mystérieux « l’hypnotiseur », au moyen de phrases aux pouvoirs magiques et d’interventions plus ou moins ésotériques, transformerait le comportement de « l’hypnotisé » en le rendant malléable à l’autorité de l’hypnotiseur.

Cette soumission de l’hypnotisé à la volonté de l’hypnotiseur va totalement à l’encontre de la logique qui dirige l’intervention en thérapie brève, et les thérapeutes qui pratiquent avec conscience l’hypnose Ericksonienne respectent avant toute chose la volonté de leur patient. Notre approche chez interactes va totalement dans cette direction, d’autant plus que pour nous l’hypnose n’est pas une thérapie « en soi », mais bien un des outils que nous pouvons parfois proposer à nos patient pour avancer dans certaines phases de leur travail.

Pour définir l’hypnose, nous pourrions utiliser les mots de Jay Haley dans le livre cité précédemment:

Le mot hypnose ne s’applique pas à un rituel mais à un mode de communication interpersonnel. Milton Erickson a expérimenté un nombre presque infini de façons de provoquer une transe hypnotique. Lorsqu’on étudie son travail et celui d’autres hypnothérapeutes contemporains, on découvre qu’il est difficile d’établir de façon nette ce qui est une relation hypnotique et ce qui ne l’est pas. Erickson [...] se contente parfois aussi, sans jamais mentionner le mot « hypnose », d’une simple conversation. [...] Erickson a redéfini la transe hypnotique en disant qu’elle concernait non l’état d’une seule personne, mais un type spécial d’échange mutuel entre deux individus. Lorsqu’on a compris ce point de vue, il est possible d’envisager l’hypnose de façon plus large et de constater son existence dans un très grand nombre de situations, spécialement dans l’intensité des liens qui se créetn au cours d’une thérapie.

Il arrive régulièrement au cours d’une thérapie avec l’un des intervenants d’interactes que nous vous proposions une séance qui comportera une part un peu plus formelle d’hypnose (dans laquelle le thérapeute et le patient sont ensemble volontairement actif pour créer cette relation particulière), cela ne se fera jamais sans l’assentiment préalable du patient.

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